Ce que le cheval sait que tu as oublié
- Anne de Vanssay

- il y a 5 jours
- 3 min de lecture

Ni positif, ni négatif. Vrai....

Il y a une vieille parabole chinoise que j'aime beaucoup.
Un vieil homme possède un cheval blanc. Un jour, le cheval s'enfuit. Les voisins disent : quelle malchance. Le vieil homme répond : bonne chance, mauvaise chance, qui sait ?
Le lendemain, le cheval revient avec douze chevaux sauvages. Les voisins disent : quelle chance. Le vieil homme répond : bonne chance, mauvaise chance, qui sait ?
Le fils du vieil homme tente de dresser un des chevaux sauvages. Il tombe, se brise la jambe. Les voisins disent : quelle malchance. Le vieil homme répond : bonne chance, mauvaise chance, qui sait ?
La guerre éclate. Tous les jeunes hommes du village sont enrôlés. Le fils, avec sa jambe brisée, reste à la maison.
Bonne chance, mauvaise chance. Qui sait ?
Je repense souvent à cette parabole quand je suis au pré...

Elle arrive un matin. Elle me raconte l'enfer de sa vie depuis des années. Un burnout qui dure, qui s'est installé, qui est presque devenu confortable à force d'être connu.
On finit par s'y loger, dans ce qui fait mal, quand on ne connaît plus rien d'autre.
Eden s'approche.
Elle tend les bras pour lui faire un câlin. Il refuse.
Il recule doucement, tourne la tête.
Pas par caprice. Parce que son énergie ne lui va pas. Trop d'incohérences. Trop de dispersion intérieure.
Elle est là physiquement ; mais elle n'est pas là vraiment.
Bonne chance, mauvaise chance. Qui sait ?
Je lui propose juste d'être là...
De poser sa main sur l'encolure d'Eden. De marcher à son rythme. De s'arrêter quand il s'arrête. De regarder ce qu'il regarde.
Eden l'emmène dans les hautes herbes. Il trotte un peu. Lève la tête au moindre bruit, puis retourne brouter. Marche, broute, marche, regarde.
Et quelque chose se passe.
Elle se pose. Respire plus doucement. S'accroupit à ses pieds. Le regarde dans les yeux.
Et elle s'illumine.
Ce refus d'Eden, ce moment qui aurait pu être vécu comme un échec, une humiliation, une mauvaise chance, était le point de départ de tout.
C'est précisément parce qu'il a refusé qu'elle a dû
s'arrêter. Se poser. Revenir à elle.
Bonne chance, mauvaise chance. Qui sait ?
On parle beaucoup de positivisme. Et je ne le rejette pas. Voir ce qui tient, ce qui avance, ce qui brille; c'est précieux. C'est même nécessaire.
Mais ce que j'observe au pré, c'est autre chose.
Le cheval ne te demande pas d'être positive. Il ne te demande pas de sourire, de remettre du beau sur ce qui fait mal, de te convaincre que tout va bien.
Il te demande d'être vraie, présente, ancrée. Cohérente entre ce que tu portes en toi et ce que tu laisses rayonner.
Et c'est souvent de là que la lumière revient. Pas du sourire qu'on se force à avoir. De la vérité qu'on consent enfin à regarder.
Eden le sait. Il l'a toujours su.
Nous, on a juste oublié.
Et toi, qu'est-ce que tu portes en ce moment que tu n'as pas encore consenti à regarder en face ?
Cet article est né d'une remise en question. Si tu veux comprendre d'où il vient, tu peux lire le premier - écrit avec ma tête, avant qu'Eden me rappelle l'essentiel : → Et si tu choisissais ce que ton cerveau stocke ?

Avec le cheval comme partenaire, j'accompagne sur un chemin unique : celui de la rencontre avec toi-même, là où tes ressources et tes talents prennent toute leur ampleur.
Que ce soit à titre personnel, pour ton équipe, ton entreprise ou ton association,
nous avançons ensemble pour mettre en lumière tes forces.
#equicoaching, #mediationequine, #chevalmediateur, #developpementpersonnel, #positivisme, #chevalpartenaire, #etresoi, #sensenequilibre, #annedevanssay




Commentaires